Et en même temps, non, je ne sais pas. Où ça va tout ça? Au début c'était un jeu, pour te singer toi, le skybloggueur et s'introduire dans ta sphère afin de mieux t'étudier.
Mais c'est vite devenu impossible, tant il est vrai que jouer au lobotomisé peut avoir des séquelles graves si on se prend trop au jeu. Par peur de la sanction on a arrêté, mais le petit jeu de la pêche aux amis a continué, comme ça, pour le "fun". Mais sans grand intérêt finalement. Parce que je rappelle que le but du jeu, c'était de rentrer dans ta peau, triste jeune, et d'interagir avec toi. Suite aux quelques dithyrambiques logorrhées étalées sur le skyblog, je t'ai senti moins présent, tu communiquais moins, et j'ai compris : tu ne sais pas lire, ou du moins tu ne sais pas lire le français, et les textes de plus de trois phrases te font peurs... D'autant plus quand tu n'y trouves pas tes repères : un lol rassurant, un mdr ou un tkt qui te rappelleraient la chaleur protectrice du foyer (de réinsertion).
Du coup à quoi bon t'avoir comme ami, si tu regardes ce blog comme une poule un sextant - je prends le sextant comme exemple, car c'est un objet qui m'a toujours semblé mystérieux, à la limite du mystique, surement à cause de sa connotation astrale, et on a jamais vu de poule flibustière. A quoi bon continuer ce cumul de skypotes, tous aussi gratinés les uns que les autres? Eh bien peut être par curiosité, surement par voyeurisme, probablement aussi pour nourrir mes diatribes, car quand je pense avoir tout vu, je découvre du neuf, du frais, du gouleyant, et l'envie me prend alors de rédiger un petit rapport sur une nouvelle espèce tout juste mise au jour.
Là par exemple, je suis tombé sur une nouvelle espèce, qui surement soucieuse d'être à la pointe de la mode, a décidé de surfer sur la vague de l'identité nationale, peut-être un peu trop parfois parce que leurs blogs ont disparu, laissant à l'explorateur frustré un petit indice de la raison du pourquoi du comment : ce blog ne respectait pas les conditions d'utilisation. La classe!
Et puis difficile aussi de passer à coté de tous ceux qui affichent fièrement leur fierté d'appartenir à un pays dans lequel ils n'habitent pas et dont ils n'ont pas la nationalité! Ils sont légions les portugais, italiens, algériens, espagnols, marocains de c½ur à afficher fièrement les drapeaux du pays de leurs (grand) parents sur le torchon numérique qui leur sert de blog. Car il s'agit bien de fierté.
Et de mon coté, j'ai bien envie d'en parler, de la fierté nationale... mais pas ce soir, j'ai des choses autrement plus importantes à faire : je viens de recevoir tout une cargaison de crapauds buffle qu'il me tarde de lécher goulument!



